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Mopti

Mopti est une ville du Mali, sur le fleuve Niger, en route pour Tombouctou. Elle se compose de trois îles, mais la plus intéressante est celle de la vieille ville, avec ses maisons de boue séchée et l´animation de son marché. On l´appelle la Venise du Mali. La population parle principalement français, comme langue étrangère, et un peu d´anglais. La plupart parlent 5 dialectes africains et sont naturellement doués pour les langues. Pas de problème donc pour trouver un hôtel, manger et poursuivre ton voyage. Pour information, les bus de Mopti n´ont pas d´heure de départ, ils partent quand ils sont pleins. On te donne un ticket, si c´est le numéro 1, c´est mauvais signe, il en faut 40 autres avant le départ. La meilleure manière de voyager est donc sur le fleuve Niger. Les nombreux guides qui trainent dans la ville peuvent être lourds ou lassant, mais on n´a pas vraiment le choix. Demande plutôt aux agences de voyage. Tu peux prendre une pinasse pour visiter les villages alentour ou poursuivre ton voyage vers Tombouctou, ou bien choisir une randonnée vers le pays Dogon. Les hôtels sont chers en Afrique pour la qualité que l´on obtient. Pour les fauchés, on peut généralement dormir sur le toit des hôtels. Il fait de toute façon trop chaud pour être entre quatre murs !

Mosquée Djingareyber

Tombouctou est un endroit où vous n’avez pas à vous perdre, entouré par les Touaregs, la tranquillité de ses rues, l’architecture, les manuscrits que les clans ont gardés de génération en génération depuis le XIIIe siècle. L’un de ses joyaux est la mosquée Djingareyber, qui est l’idée de l’architecte de Tombouctou, Manuel Pimentel. Elle a été construite par Saheli.

Bamako

Bamako, la capitale du Mali, n´est pas une ville qui impressionne. Elle est sale, désordonnée, il y a des gens qui crient partout, qui s´agitent, la poussière, la chaleur… Mais au final elle laisse un souvenir très particulier. Je suis arrivée à Bamako avec le célèbre BK, le train de Bamako à Kayes, qui en réalité vient de la frontière avec le Sénégal. A Kayes, tu peux soit poursuivre en bus sur une route défoncée et en période des pluies c´est encore pire, ou prendre un train. Le train allait partir, on se dépêche, il ne reste que des billets de première, mais dans ce vieux train SNCF à la retraite, c´est l´équivalent d´une place de RER de nos jours, on monte, on attend, et au bout d´une heure, tout le monde descend, on ne partira pas aujourd’hui, peut être demain, sans raison. Le train a mis 24h au lieu de 16, pour faire 800km, et s´arrêtait tout le temps en pleine brousse, les gens descendaient en courant pour faire pipi derrière un arbre, d´autres sortaient de nulle part pour vendre des brochettes de viande ou du pain. Arrivée à Bamako, je suis restée chez des sœurs missionnaires qui ont l´hôtel le plus propre de la ville, et des prix raisonnables. Bamako n´offre pas grand-chose de fascinant, mais simplement se poser et observer, s´imprégner de son rythme, sa musique, s´asseoir dans la rue pour manger avec les gens, qui t´ouvrent ensuite la porte de leur maison, t´invitent à un mariage ou un baptême.